Un vent glacial souffle sur la Côte d'Azur. Alors que Jim Ratcliffe réclamait encore plus de 200 millions d'euros il y a 18 mois pour céder l'OGC Nice, le propriétaire britannique aurait drastiquement revu son ambition à la baisse. Selon les révélations du journaliste Régis Testelin dans L'Équipe du Soir, le club azuréen serait désormais à vendre pour une bouchée de pain, en l'occurrence moins cher que le prix d'achat d'un Désiré Doué par le PSG. Une chute vertigineuse qui traduit l'empressement du milliardaire à tourner la page niçoise, quitte à brader un club qu'il avait racheté 100 millions en 2019.
Une vente qui n'avance pas, un prix de l'OGCN qui s'effondre
La volonté d'INEOS de se séparer du Gym n'est plus un secret. Depuis le rachat partiel de Manchester United début 2024 pour 1,6 milliard de dollars, Jim Ratcliffe ne cache plus son désintérêt pour le projet niçois. En mars dernier, le patron d'INEOS avait même reconnu au Times qu'il n'aimait « pas particulièrement aller voir Nice » car le niveau n'était « pas assez élevé » pour l'enthousiasmer. Un aveu cinglant qui annonçait la couleur.
Mandaté dès l'été 2025, le cabinet Lazard peinait à trouver preneur. Mais fini la gourmandise à 200M€. Un montant jugé totalement irréaliste par les acheteurs potentiels, rebutés par une Ligue 1 en pleine crise des droits TV et un club 14e de Ligue 1, bon dernier de Ligue Europa avec zéro point.
Face à l'absence d'offres concrètes, Ratcliffe a accepté une première révision à la baisse. Mais selon l'information de Régis Testelin, c'est désormais 50 millions d'euros qui seraient demandés, soit deux fois moins que le prix d'achat de 2019 et quatre fois moins que l'estimation initiale. Une dégringolade qui illustre l'urgence d'INEOS à se désengager d'un actif devenu toxique.
Mandaté dès l'été 2025, le cabinet Lazard peinait à trouver preneur. Mais fini la gourmandise à 200M€. Un montant jugé totalement irréaliste par les acheteurs potentiels, rebutés par une Ligue 1 en pleine crise des droits TV et un club 14e de Ligue 1, bon dernier de Ligue Europa avec zéro point.
Face à l'absence d'offres concrètes, Ratcliffe a accepté une première révision à la baisse. Mais selon l'information de Régis Testelin, c'est désormais 50 millions d'euros qui seraient demandés, soit deux fois moins que le prix d'achat de 2019 et quatre fois moins que l'estimation initiale. Une dégringolade qui illustre l'urgence d'INEOS à se désengager d'un actif devenu toxique.
Un contexte catastrophique qui plombe la valorisation de l'OGC Nice
Plusieurs facteurs expliquent cet effondrement du prix. Sur le plan sportif, la saison 2025-2026 vire au cauchemar. L'OGC Nice pointe à la 14e place de Ligue 1 avec seulement 18 points en 17 matchs, affichant une différence de buts alarmante de -10. En Ligue Europa, le bilan est encore plus désastreux : dernier du classement avec zéro point après six journées, le Gym a encaissé 13 buts et n'en a marqué que 4.
Entre début novembre et fin décembre 2025, le club a enchaîné neuf défaites consécutives toutes compétitions confondues, égalant le pire record de son histoire. Cette spirale négative a coûté son poste à l'entraîneur Franck Haise en décembre, remplacé par Claude Puel jusqu'à la fin de saison. Elle a également précipité le départ du président Fabrice Bocquet, contraint de quitter ses fonctions après moins de six mois au pouvoir.
Le climat autour du club s'est dégradé au point de basculer dans la violence. Le 1er décembre 2025, au retour de la défaite à Lorient, près de 400 ultras de la Populaire Sud ont pris d'assaut le centre d'entraînement pour molester les joueurs. Deux d'entre eux, Jérémie Boga et Terem Moffi, ont reçu des coups et des crachats, déposant plainte pour agression. Une séquence qui a terni l'image du club et découragé d'éventuels investisseurs.
Sur le plan économique, les pertes s'accumulent. Nice affiche un déficit chronique qui doit être compensé par de nombreuses ventes. L'effondrement des droits TV plombe durablement les finances.
L'affluence à l'Allianz Riviera, infrastructures pourtant ultramodernes de 36 178 places, a chuté de 24 000 spectateurs par match la saison dernière à environ 22 000 cette saison. Pour tenter de masquer les tribunes vides, le club a même réduit la jauge commerciale à 27 000 places pour 2025-2026.
Entre début novembre et fin décembre 2025, le club a enchaîné neuf défaites consécutives toutes compétitions confondues, égalant le pire record de son histoire. Cette spirale négative a coûté son poste à l'entraîneur Franck Haise en décembre, remplacé par Claude Puel jusqu'à la fin de saison. Elle a également précipité le départ du président Fabrice Bocquet, contraint de quitter ses fonctions après moins de six mois au pouvoir.
Le climat autour du club s'est dégradé au point de basculer dans la violence. Le 1er décembre 2025, au retour de la défaite à Lorient, près de 400 ultras de la Populaire Sud ont pris d'assaut le centre d'entraînement pour molester les joueurs. Deux d'entre eux, Jérémie Boga et Terem Moffi, ont reçu des coups et des crachats, déposant plainte pour agression. Une séquence qui a terni l'image du club et découragé d'éventuels investisseurs.
Sur le plan économique, les pertes s'accumulent. Nice affiche un déficit chronique qui doit être compensé par de nombreuses ventes. L'effondrement des droits TV plombe durablement les finances.
L'affluence à l'Allianz Riviera, infrastructures pourtant ultramodernes de 36 178 places, a chuté de 24 000 spectateurs par match la saison dernière à environ 22 000 cette saison. Pour tenter de masquer les tribunes vides, le club a même réduit la jauge commerciale à 27 000 places pour 2025-2026.
Des acheteurs aux aguets, mais méfiants
Malgré la baisse drastique du prix, les repreneurs potentiels restent prudents. L'intérêt du fonds souverain saoudien PIF, propriétaire de Newcastle, avait été évoqué en mai 2025, mais aucune offre concrète n'a jamais émergé. L'incertitude autour des droits TV en Ligue 1, combinée à la situation sportive catastrophique et aux tensions avec les supporters, rendent l'investissement risqué. Pourtant, à 50 millions d'euros, l'OGC Nice devient une opportunité intéressante.






