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Mercato PSG : Danilo, Florenzi, Kean et Rafinha, qu’ont apporté les recrues de Leonardo ?


11 Décembre 2020 23:40 - écrit par


Un mercato sans ambition, pas à la hauteur du PSG, de dernière minute... tous les qualificatifs ont été utilisé pour un mercato parisien très critiqué. Mais après 19 matchs (13 en championnat, 6 en Ligue des Champions), que penser des recrues de Leonardo ? Notre analyse. 

Rafinha, sérénité, lucidité et vista

Peut-être celui qu’on attendait le moins cet été. Le frère de Thiago Alcantara, considéré comme moins talentueux par beaucoup. Si le talent de son frère ainé est indéniable, le sien a déjà bien aidé le PSG. L’action type : une passe décisive pour Neymar, assurant (presque) la qualification à Paris contre MU. Chose que n’avait pas su faire 3 minutes plus tôt, un des futurs « meilleurs joueurs du monde », Kylian Mbappé. Manque de lucidité, égoïsme, envie de bien faire du français, qu’importe la raison, Rafinha lui, a eu la lucidité de donner cette action à son compatriote qui a conclu seul face au but. Rendre à César ce qui lui revient, Rafinha avait été mis sur orbite par ce même Kylian Mbappé.  
 
Constat simple, Rafinha est peut-être celui dont on parle le moins, mais un des meilleurs coups de Leonardo. Arrivée gratuite, un contrat de 3 ans, pour un homme qui n’en a que 27. Un jeune prodige brésilien, formé à la Masia, qui s’il a connu des mésaventures ici et là garde l’ADN blaugrana et la vista qui va avec le package de la formation catalane. Ses statistiques parlent pour lui : 4 passes décisives en 12 apparitions, dont une capitale contre les Red Devils. Sérénité, vista et lucidité, sans faire de vagues, tout en discrétion. 

Attaque défense, Florenzi charo ?

Bon ce n'est pas le même poste que Matuidi certes, mais qu’il fait du bien sur son côté droit l’italien. Sérénité, expérience, une qualité de passe exceptionnelle, et un sens du but qui lui permet d’être (déjà) à 2 réalisations en championnat. Avec Bernat, ils auraient formé, sans doute, un des meilleurs duos de latéraux d’Europe. Arrivé avec le même statut que le latéral espagnol, un joueur vieillissant, peu performant, sur le déclin, Florenzi est l’opposé des préjugés qu’on lui collait. Une qualité de passe sublime à l’image de l’ouverture pour Mbappé face à Istanbul (18è) , un volume de jeu conséquent et une solidité indéniable, on peut sans trop se mouiller dire que lui est aussi est un bon coup de Leonardo.

Arrivé pour un prêt d’un an avec option d’achat autour de 10 millions d’euros, il devait pallier le départ de Thomas Meunier. Si le belge était parfois vivement critiqué, il apportait beaucoup sur son côté. Il s’était même permis un une-deux avec Juan Bernat dans la surface de Thibault Courtois au Parc des Princes. Ça mériterait presque une étoile… Trêve de plaisanterie, l’italien a parfaitement remplacé Meunier et ferait presque oublier qu’il est parti gratuitement. Deuxième bon coup de Leonardo. 

Danilo Pereira, pas un défenseur, au grand dam de Tuchel

Un numéro 6, voilà ce qu’il manquait au PSG, un numéro 6. Pendant quelques années, on pouvait se demander si Antero Henrique connaissait ce chiffre. Depuis le départ de Thiago Motta, Paris recrutait des milieux aux profils divers et variés, des profils polyvalents, pourtant, qu’est-ce qu’ils s’en fichaient les supporters parisiens de voir un profil polyvalent. Un numéro 6, voilà ce qu’ils voulaient. Avec Danilo, les voilà servis (enfin). 
 
Il est donc arrivé, tout naturellement, avec beaucoup d’espoirs sur ses épaules. Et là c’est le drame, enfin, pour un seul homme : Thomas Tuchel. Le technicien allemand voulait un défenseur central pour remplacer Thiago Silva, parti gratuitement, car trop vieux… lui qui fait maintenant une saison exemplaire à Chelsea… bref, passons cet épisode. Tuchel est mécontent et aligne donc Danilo en défense centrale. 2 ans d’attente pour recruter (mieux vaut tard que jamais) un numéro 6 qui joue en défense centrale. On dirait un mauvais sketch, ou un cauchemar d’un supporter parisien. Leonardo et son coach sont en désaccord et l'allemand décide donc de faire ce qu’il veut des joueurs, quitte à ce qu’il ne joue pas à leurs postes.

Après quelques critiques, il est enfin réaligné numéro 6. Et même s’il était aligné en défense central face à Istanbul, le système à 3 semblait assez complémentaire avec Danilo un peu plus avancé que les autres. Pour 4 millions plus 16 lors de la levée de l’option d’achat, c’est une belle trouvaille et c’est aussi rassurant de voir que les numéros 6 existent, on commençait à en douter.

Moise Kean, super-sub surclassé

Arrivé pour remplacer Eric-Maxim Choupo-Moting, on attendait finalement peu de lui. Joueur au potentiel énorme, la presse le critique et moque le choix de Leonardo. Encore un choix de dernière minute qu’ils disaient. Le buteur italien, en échec à la Juventus et à Everton excelle en Ligue 1. Résultat : 12 apparitions, 7 buts et 1 passe décisive. Il a plus marqué qu’Icardi, Draxler et Sarabia réunis. Il a presque atteint le bilan de Choupo avec le PSG (9 buts, 3 passes). Un peu mieux qu’un simple remplaçant. 
 
Alors encore une fois, ce n’est qu’un prêt, mais celui-ci sans option d’achat, et c’est peut-être ce qui fait la différence. On ne peut pas qualifier ce recrutement de parfait parce qu’il rentrera à Everton à la fin de la saison. Et si les Toffees veulent le garder, ils le pourront. À deux doigts du meilleur coup, à un détail, à quelques millions. Néanmoins, l’italien aurait exprimé son envie de rejoindre définitivement le groupe parisien à la fin de la saison. Bonne nouvelle pour Leonardo
 
Kean a, on ne peut lui enlever, su profiter de la blessure et de la méforme d’Icardi pour s’imposer au sein du onze parisien. Une hargne, une puissance et un sens du but sans faille. Petit point négatif peut-être, seulement 39% de duels gagnés en Ligue 1 (20% en LDC), et oui, elle est physique quand même cette Farmer Ligue

Finalement, ces 4 recrues apportent satisfaction au PSG. Ils apportent tous leurs qualités au collectif parisien, complètent celles déjà présentes, et apportent une diversité de profils intéressantes. Finalement le mauvais coup de l’été, c’est le bon coup de l’année dernière : Mauro Icardi. Depuis le départ de Cavani, l’argentin montre moins d’envie, moins d’implication, il est moins bon. 50 millions d’euros qui donnent le sentiment d’être jetés par la fenêtre, qui auraient été bon à investir sur un autre poste. Aller au hasard, mais vraiment au hasard… Un défenseur central. Bon après tout, ça reste qu’un exemple, entendra qui le voudra… 

Ronan Baroni
Étudiant en journalisme fan de football. La taille de Pirlo, la passion de Guardiola et l'Italie... En savoir plus sur cet auteur