Le gros ras-le-bol de McCourt
Cette fois, l’OM n’y a pas échappé : la DNCG a prononcé un « encadrement de la masse salariale et des indemnités de mutations » à l’encontre du club marseillais. Vous l’avez senti venir, c’est la conséquence directe d’un dérapage financier devenu impossible à masquer, avec un déficit historique de plus de 100 M€ sur le dernier exercice, le plus lourd de l’ère Frank McCourt.
Déjà ciblé par le passé, l’OM avait connu un encadrement similaire avant que la mesure ne soit levée en 2022, la DNCG validant ensuite sans sourciller les budgets présentés par Pablo Longoria. Cette fois, le ton a changé. Le propriétaire américain a dû encore remettre la main au portefeuille pour combler un nouveau trou, comme il l’avait déjà fait fin 2025, tout en se disant « estomaqué » par la gestion économique de son ancien président.
En interne, le message est désormais brutal mais clair : le train de vie marseillais doit être revu de fond en comble. Une réduction d’environ 40% de la masse salariale est évoquée à très court terme, dans la lignée de ce qu’a fait l’OL dans son propre plan de redressement.
Gros salaires dans le viseur, mercato agité en vue
Cette austérité imposée tombe alors que l’OM affiche une masse salariale supérieure à 150 M€, record historique pour le club, avec plusieurs joueurs parmi les mieux payés de Ligue 1 hors PSG. Pierre-Emile Hojbjerg, par exemple, tourne à environ 500 000 € bruts mensuels, devant Geoffrey Kondogbia ou encore Mason Greenwood aux alentours de 450 000 €.
Conséquence directe : le mercato d'été s’annonce incandescent. RMC Sport évoquait déjà plusieurs cadres potentiellement sur le départ pour lancer une vraie reconstruction et alléger une masse salariale devenue ingérable. Des joueurs comme Greenwood, Hojbjerg, Kondogbia, Aubameyang, Balerdi ou Aguerd, devraient être amenés à plier bagages, ce qui permettrait de régler en grande partie le problème de masse salariale.
Dans ce contexte, Frank McCourt, lassé de devoir boucher les trous année après année, pousse désormais pour un OM beaucoup plus discipliné financièrement, quitte à voir l’effectif perdre en clinquant. À la Commanderie, tout le monde a compris le message : le prochain mercato ne sera plus celui des coups flamboyants, mais celui des sacrifices, des paris moins coûteux et d’un retour forcé à la raison.