Le limogeage de Roberto De Zerbi a ouvert une nouvelle crise à l’Olympique de Marseille, mais Medhi Benatia n’a pas tardé à tracer une ligne directrice : Habib Beye est sa priorité selon L'Equipe. L’ancien capitaine marseillais, fraîchement évincé de Rennes, se retrouve propulsé en tête de liste pour reprendre un banc aussi prestigieux qu’instable. Derrière ce choix, il y a moins de nostalgie que de conviction assumée : Benatia veut un entraîneur qui connait les rouages du clubs et qui a déjà l'expérience de la Ligue 1.
Beye connaît la maison, ses couloirs et ses tempêtes. Entre 2003 et 2007, il a porté le brassard au Vélodrome, affronté les crises sportives, senti la pression du virage Sud et compris que, ici, chaque match est un référendum permanent. Cette proximité avec l’environnement phocéen n’est pas un détail cosmétique : dans un club où le moindre mot dérape en affaire d’État, parler le dialecte marseillais ; celui de l’exigence et de l’excès, est une compétence à part entière.
Reste une ombre au tableau : son expérience rennaise. Appelé à faire franchir un cap à un club qui se doit de jouer le haut du tableau, Beye n’a pas totalement répondu aux attentes, au point de quitter la Bretagne dans un climat tendu. Ce bilan mitigé interroge. L’OM ne s’offre pas un stratège confirmé des joutes européennes, mais un entraîneur encore en construction, à la légitimité fragile sur la scène continentale.
C’est pourtant là que le pari devient typiquement marseillais. En ciblant Beye, Benatia privilégie l’idée de projet et de symbole à celle du CV bétonné. L’OM avance ainsi sur un fil : si le vestiaire adhère et que le Vélodrome s’enflamme, l’histoire peut virer au conte moderne. Si la machine se grippe, le club sera accusé d’avoir confondu storytelling et direction sportive. À Marseille, on ne choisit jamais la voie la plus prudente ; on choisit celle qui fait le plus de bruit.
Beye connaît la maison, ses couloirs et ses tempêtes. Entre 2003 et 2007, il a porté le brassard au Vélodrome, affronté les crises sportives, senti la pression du virage Sud et compris que, ici, chaque match est un référendum permanent. Cette proximité avec l’environnement phocéen n’est pas un détail cosmétique : dans un club où le moindre mot dérape en affaire d’État, parler le dialecte marseillais ; celui de l’exigence et de l’excès, est une compétence à part entière.
Reste une ombre au tableau : son expérience rennaise. Appelé à faire franchir un cap à un club qui se doit de jouer le haut du tableau, Beye n’a pas totalement répondu aux attentes, au point de quitter la Bretagne dans un climat tendu. Ce bilan mitigé interroge. L’OM ne s’offre pas un stratège confirmé des joutes européennes, mais un entraîneur encore en construction, à la légitimité fragile sur la scène continentale.
C’est pourtant là que le pari devient typiquement marseillais. En ciblant Beye, Benatia privilégie l’idée de projet et de symbole à celle du CV bétonné. L’OM avance ainsi sur un fil : si le vestiaire adhère et que le Vélodrome s’enflamme, l’histoire peut virer au conte moderne. Si la machine se grippe, le club sera accusé d’avoir confondu storytelling et direction sportive. À Marseille, on ne choisit jamais la voie la plus prudente ; on choisit celle qui fait le plus de bruit.






