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ASSE : comment un international français a été recalé pour un flop néerlandais


Dimanche 8 Mars 2026 09:02 - écrit par



« Personne à la gare » : comment l’ASSE a lâché Guillaume Hoarau au dernier moment

L’image est presque trop belle pour être vraie. Guillaume Hoarau, de retour d’exil chinois, un train pour Lyon, un accord trouvé avec l’AS Saint-Étienne… puis le vide. Aucun dirigeant à l’arrivée, aucun coup de fil, et, le lendemain, la signature de Ricky van Wolfswinkel. Une scène surréaliste, racontée plusieurs années plus tard à L'Equipe par l’ancien buteur du PSG, qui jette une lumière crue sur un mercato stéphanois qui a souvent manqué de cohérence.

Tout commence en Chine, où Hoarau, malheureux à Dalian Aerbin, reste en contact régulier avec Christophe Galtier. L’entraîneur des Verts le relance, le supplie presque de rentrer en France, dans un contexte où l’ASSE cherche alors un successeur à Pierre-Emerick Aubameyang. « Reviens en France ! » lui martèlerait Galtier, selon le récit du Réunionnais, séduit par l’idée de retrouver la Ligue 1 et un club populaire.

L’accord est trouvé, le voyage calé. Hoarau prend le train, débarque à Lyon, prêt à parapher son contrat. Mais à la gare, personne. Ni dirigeant, ni intermédiaire, ni voiture siglée ASSE. L’attaquant attend, appelle, envoie des messages ; silence radio. Les heures passent, l’incompréhension grandit. « On reste là, on attend jusqu’à 16 heures, je n’ai jamais eu de nouvelles depuis ce jour-là », racontera-t-il plus tard entre amertume et ironie.

Le lendemain, Saint-Étienne officialise la venue de Ricky van Wolfswinkel, attaquant néerlandais prêté par Norwich pour remplacer numériquement Brandão. Hoarau, lui, repart avec sa valise et un drôle de goût en bouche. Sportivement, l’histoire ne donnera pas raison aux Verts : van Wolfswinkel fut globalement décevant avec 5 petits buts en Ligue 1 et une fin de saison sur le banc.

Avec le recul, l’anecdote a tout d’un condensé de ce que fut l’ASSE version années 2010 : des intuitions de temps en temps justes, des coups manqués, une communication parfois lunaire. Hoarau, lui, a poursuivi sa route jusqu’aux Young Boys de Berne, où il inscrira 118 buts en 188 matchs. 



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