Grégory Lorenzi : la manœuvre de l'OM pour plomber l'OGC Nice


Dimanche 31 Mai 2026 19:50 - écrit par



Entre l’Olympique de Marseille et l’OGC Nice, le feuilleton Grégory Lorenzi vire au bras de fer… mais le droit du travail semble clairement pencher côté OM. Le nouveau directeur sportif marseillais avait en effet paraphé un CDD avec le Gym avant de se rétracter pour accepter un CDI proposé par le club phocéen.

Jean-Pierre Rivère ne décolère toujours pas. « On a signé un contrat. L’OM le savait donc il faudra qu’on puisse discuter », a lâché le président niçois, bien décidé à demander des comptes au board olympien. Problème pour Nice : la loi a offert une porte de sortie en or à Lorenzi, et l’OM s’y est engouffré.

Le droit du travail protège Lorenzi… et l’OM

L’article L1243-2 du Code du travail est limpide : un salarié en CDD peut rompre son contrat avant son terme s’il justifie d’une embauche en CDI, moyennant un préavis d’un jour par semaine de contrat, plafonné à deux semaines. En signant un CDI à Lorenzi, l’OM lui a donc offert un cadre parfaitement légal pour se désengager de son engagement niçois.

Nice peut-il attaquer en estimant que Lorenzi a signé à Marseille alors que son préavis n’était pas achevé ? Les spécialistes du droit du travail jugent ce scénario très fragile, tant que le préavis est respecté et que la procédure est conforme au texte. En clair, les chances de l’OGC Nice de récupérer une indemnité de compensation paraissent proches de zéro, sauf clause très particulière ou vice de forme dans la chronologie exacte du CDD.

Dans ce contexte, on comprend mieux pourquoi le nouveau président Stéphane Richard et l’OM ont sorti l’arme du CDI pour attirer Lorenzi. Ce contrat permet à Marseille de sécuriser son nouveau directeur sportif tout en se protégeant d’un long contentieux.

Une histoire qui devrait donc en rester là ...

Journaliste sportif spécialisé dans le football français, je couvre au quotidien l’actualité… En savoir plus sur cet auteur