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Milan : le bilan de la saison et les tops


Rédigé par Yohann Petit le Jeudi 24 Mai 2018 à 09:29

Milan du haut de sa saison, que l’on peut découper en deux parties, a terminé 6ème avec 64 points avec une qualification directe pour l’Europa League.

Quels enseignements peut-on en retirer et quelles sont les hommes qui ont pu individuellement afficher les meilleures performances compte tenu de l’attente placée en eux en début de saison ?



Tout d’abord, la fin de l’ère Vincenzo Montella qui, avec la base d’une préparation physique d’intersaison 2017/2018 douteuse et un jeu stéréotypé avec un 3-5-2 peu efficace, a conduit les Rossoneri à une modeste 11ème place avec 25 points après la phase aller et le limogeage de Montella après un 0-0 contre le Torino à la 14ème journée.

Après avoir passé quelques matches et des semaines d’entrainements de la part de Gennaro Gattuso (armé de sa grinta légendaire) depuis la 15ème journée, le Diavolo a su redresser la barre à base d’une forte détermination et d’une refonte de la préparation physique avec 49 points acquis lors de la phase retour et notamment avec une fantastique série de 10 matches sans défaite du 30 décembre 2017 au 18 mars 2018 qui a même permis, un temps, d’espérer même retrouver la ligue des champions. Néanmoins, la multiplicité des matches avec un effectif limité et avec peu de turnover, l’élimination en Europa League face à Arsenal et la rencontre face à la Juve qui a clos la série d’invincibilité, ont conduit les rouges et noirs à une série de 6 matches sans victoire qui a eu raison des ambitions de coupe aux grandes oreilles. Mais le rendu global de la deuxième partie de saison reste bon au niveau comptable avec 39 points accumulés lors des 19 dernières journées soit une 3ème place sur la phase retour.

Au niveau du jeu, ce fut beaucoup mieux qu’en première partie de saison avec un retour au 4-3-3 et une solidité et une solidarité du bloc bien meilleure avec la paire Romagnoli-Bonucci retrouvée, un milieu davantage équilibré avec l’apport de Biglia (remis de ses problèmes physiques plutôt récurrents) notamment et un travail défensif accru de la part des ailiers. Cela reste néanmoins fragile car l’efficacité offensive n’a pas toujours été au rendez-vous malgré des milieux offensifs qui ont brillé par moment.

Voici un top 3 possible de la saison des rossoneri :

N°3 : Hakan Calhanoglu : Globalement, il fut aussi transparent en phase aller que brillant dans pas mal de matches lors de la phase retour.

Pas aidé par une période de suspension 4 mois par la FIFA pour une rupture de contrat illégitime, il a été auteur d’un début de saison très difficile (comme beaucoup de joueurs) sous la direction de Vincenzo Montella. Il fut souvent aligné au cœur d’un milieu à trois dans un 3-5-2 installé par l’ancien technicien de Séville et de la Fiorentina. Trop brouillon, peu libre de ses mouvements, pas assez travailleur défensivement dans ce système très exigeant avec les milieux axiaux, il n’a pas fait beaucoup illusion.

Avec l’arrivée de Gattuso et le retour au 4-3-3 après quelques matches, il a été repositionné dans un rôle d’ailier gauche plus proche du rôle qu’il occupait dans son ancien club à Leverkusen, plus libre et forcément moins contraint défensivement. Il a pu s’épanouir davantage grâce à cela en délivrant 7 passes décisives (meilleur passeur du Milan en Serie A à égalité avec Suso) et 5 buts en 2018 en 23 matches avec le Milan toutes compétitions confondues.

N°2 : Alessio Romagnoli : Malgré des absences en début de saison et en avril pour blessure, il fut l’un de ceux qui a eu le plus de continuité dans la performance cette saison. Même sous Montella où les espaces d’un bloc peu compact furent ouverts à tous les vents dans le 3-5-2, il fut décisif plus d’une fois en multipliant les interventions de classe pour stopper pas mal d’attaques adverses.
Souvent bien placé à l’image d’un de ses prédécesseurs au poste au club Alessandro Nesta, il ne se jette quasiment jamais et coupe les actions adverses proprement en restant debout commettant à peine plus d’une faute par match en moyenne pour 5 interceptions réalisées. Ce placement l’aide également à intercepter les ballons au niveau aérien qui est un des points forts du joueur formé à la Roma.

N°1 : Patrick Cutrone : L’une de ses idoles et modèles l’avait dit: « C’est lui la meilleure recrue de l’intersaison. »

On peut vraiment donner raison à cette déclaration du grand Filippo Inzaghi tant on attendait rien de ce jeune numéro 9 de 20 ans (19ans à l’époque) tout droit sorti de la Primavera pour commencer la saison tant que André Silva et Nikola Kalinic soient en forme optimale.

A l’arrivée, il a participé à 28 rencontres de Serie A et fait bien mieux que ses 2 concurrents en étant meilleur buteur du club cette saison avec 16 réalisations (10 en Serie A, seul joueur à atteindre les 2 chiffres). Preuve de sa précocité, il est même le deuxième joueur de 20ans et moins à avoir atteint la barre des 10 buts dans le top 5 des championnats derrière Kylian M’Bappé.

Il a d’ailleurs définitivement entériné son statut de chouchou du public de San Siro après le fameux but en prolongation ce soir du 27 décembre 2017 pour qualifier les Rossoneri en demi-finale de la Coupe d’Italie face au rival Intériste.

Jamais avare d’efforts, le natif de Côme, n’a jamais abdiqué, multipliant les courses défensives et le pressing tandis qu’offensivement, ses appels aussi délicieux les uns que les autres et son placement déjà hors pair pour son âge n’ont pas été sans forcément nous rappeler le grand Pippo Inzaghi dont il semble réellement s’inspirer.












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