Depuis plusieurs jours, une tendance lourde se dessine autour d’un possible départ du RC Lens de Pierre Sage, malgré une saison XXL ponctuée par une victoire en Coupe de France et une qualification pour la Ligue des Champions. Dragué notamment par la Premier League, et Crystal Palace en particulier, l’entraîneur du RC Lens soufflait le chaud et le froid dans les médias sur son avenir.
Le président Joseph Oughourlian a bien tenté de calmer le jeu, expliquant : « Je pense que Pierre va continuer avec le club (…) Maintenant, Pierre comme n’importe quel joueur du RC Lens sont des gens qui sont aujourd’hui très convoités. Nous, on ne fera pas de folie et on ne se mettra pas à payer des salaires qui ne correspondent pas à ce qu’on s’est fixé au niveau du club », mais il ne semble désormais plus faire aucun doute sur le fait que Pierre Sage ne sera plus l'entraîneur du RC Lens la saison prochaine.
En effet, de nombreux médias anglais, ainsi que français comme RMC Sport et Footmercato, ont annoncé, ce mercredi, que Pierre Sage avait officiellement annoncé à ses dirigeants vouloir quitter Lens. Une information qui coïncide avec celles faisant état de négociations entre Sage et Crystal Palace. Une situation qui oblige le club artésien à réagir, et vite.
En interne, le directeur sportif, Jean-Louis Leca, n'a visiblement pas attendu que Pierre Sage acte définitivement sa décision pour avancer sur quelques profils, mais avec une idée claire : rester dans un système à trois défenseurs centraux, avec des pistons forts et un bloc agressif, histoire de capitaliser sur les automatismes construits par Sage et de ne pas tout chambouler à l’heure de retrouver la Ligue des Champions. Cela réduit mécaniquement le champ des possibles… et renforce certains profils.
Pantaloni, Nancy, Videira et Pocognoli, des entraîneurs qui privilégient une défense à 3
Olivier Pantaloni, auteur d’une très belle saison à Lorient avec son adjoint Yannick Cahuzac, coche plusieurs cases et est déjà cité comme favori dans certains médias pour « l’après-Sage ». Wilfried Nancy, très coté après son passage en MLS malgré un échec au Celtic dans un contexte compliqué, reste un nom qui circule. Il y a également Patrick Videira qui sort d'une saison exceptionnelle avec Le Mans FC avec une montée en Ligue 1 à la clé. Mais la vraie tentation pourrait bien s’appeler Sébastien Pocognoli : ce dernier a montré de belles choses à l’Union Saint-Gilloise, club intense, populaire, qui rappelle beaucoup l’ADN lensois, et possède déjà une expérience de la Ligue des Champions, malgré un passage mitigé à Monaco qui ne reflète pas forcément ses qualités d’entraîneur.
Pocognoli, le meilleur profil
Préférence Jeunesfooteux ? Pocognoli, justement : profil offensif, culture du jeu à trois derrière, vécu européen… et surtout la sensation qu’il aurait, à Bollaert, le cadre idéal pour relancer sa trajectoire. Point important à souligner : il n'a pas encore son diplôme pour entraîner en Ligue 1. C'est visiblement en cours. Et pour le coup, l'obtention de ce fameux sésame est une condition sine qua non pour le RC Lens.








